La cryptozoologie et la nature canadienne

Tout le monde connaît Sasquatch, Big Foot, ou l’abominable homme des neiges. Saviez-vous qu’il existe un terme zoologique pour désigner ce type de créature? On les appelle des cryptides. La cryptozoologie les étudie; c’est une science qui se rapproche de la zoologie, sauf qu’elle se penche sur des êtres dont l’existence n’a jamais été scientifiquement prouvée. Pourtant, il arrive qu’un cryptide soit réel.   

Nous en avons un très bel exemple, ici même au Canada. En 1864, des chasseurs inuits du Nord canadien tuèrent un ours à fourrure jaune. Ce n’était pas un ours polaire ni un grizzly. L’ours était étonnement gros et de couleur étrange. Son crâne et sa peau furent expédiés au fameux musée Smithsonian de Washington (DC). Ce n’est que dans les années 1900 que les restes furent examinés en profondeur. Et l’explication la plus intéressante concernant cet ours particulier est qu’il s’agit d’un hybride issu d’un grizzli et d’un ours polaire. Pourquoi est-ce si insolite? C’est que les ours polaires préfèrent s’accoupler sur les glaces et qu’ils passent beaucoup de temps dans les eaux arctiques. ? Les grizzlis quant à eux passent la majeure partie de leur temps sur la terre, où ils se reproduisent. Les deux espèces tendent à s’éviter dans la nature. Alors, il semble presque impensable qu’elles se soient accouplées.  

Depuis 1864, l’hybride ours polaire-grizzli a été confirmé scientifiquement, à maintes reprises. À l’époque, les tests d’ADN n’étaient pas monnaie courante. Mais aujourd’hui, grâce aux progrès technologiques, l’espèce a été scientifiquement confirmée et définie. Elle a été vue sur l’île de Victoria et dans le parc national Aulavik des Territoires du Nord-Ouest. Les chercheurs ont établi que sept grizzlis avaient migré au parc national Wapusk du Manitoba, ce qui pourrait favoriser le croisement avec les ours polaires. Et comme personne n’a encore prouvé l’existence de la licorne, il faudra, pour l’instant, se contenter de l’ours hybride!